Côté Mer

27 août 2010 par admin  
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Côté Mer

Vous trouverez ici différentes photos de mers turquoise et de plages de sable blanc qui vous donneront tout simplement l’envie de découvrir la Guadeloupe! Vous y trouverez notamment des photos de la plage de Petit-Havre dans l’album Plages, où se situe la résidence Bleu Marine, votre hébergement en Guadeloupe.

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Marie-Galante

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Les Saintes

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Saint-François

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Porte d'enfer

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Plages

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Bord de plage

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Le bonheur au bout des doigts

9 juillet 2010 par admin  
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Le bonheur au bout des doigts

Installé sur l’île depuis quelques années, Gilles a ouvert à Terre-de-Haut le premier site d’escalade des Petites Antilles. Un site aux panoramas époustouflants comme on en voit nulle part ailleurs dans l’Hexagone.

Le morne Morel dresse modestement sa silhouette brune vers le ciel. Les pieds baignés par l’eau turquoise de l’anse Marigot, il s’impose au regard des grimpeurs qui entreprennent son ascension. Elle ne dure pas longtemps, mais sous le soleil de plomb qui pose sa chape sur les Saintes, l’effort est plus intense. Les haltes sont appréciées, pour reprendre son souffle et pour profiter du point de vue. Le regard embrasse la baie ; la mer épouse la terre sous le regard bienveillant du ciel. Pour l’occasion, les frangipaniers blancs ont sorti leurs couronnes de fleurs immaculées et les cactus cierges dressent une haie d’honneur aux invités que nous sommes.
Notre groupe est hétéroclite. Henri vit en Guadeloupe depuis trois ans. Il est venu durant quatre jours aux Saintes pour grimper. Jacky habite ici depuis 25 ans ; il accompagne Léo, 10 ans et Corentin, 9 ans. Les deux garçons ont déjà fait plusieurs stages avec l’association Caraïbes Escalade installée depuis janvier 2007 à Terre-de-Haut. Et puis il y a Simon, 14 ans, et sa sœur Judith, 17 ans, en vacances aux Saintes depuis une semaine.
Judith Lassalle n’est pas une débutante. Elle pratique depuis six ans au Pyrénéa Sport Club à Pau. Judith a découvert la discipline au collège grâce à son prof de sport. En 4e, elle rejoint Pyrénéa et commence à aller en falaise et à faire de la compétition. Depuis quatre ans, elle participe aux championnats de France. Au plan national, Judith est 18e cadette.

Il faut environ 45 minutes pour atteindre le haut du morne duquel on domine totalement la baie. C’est ici que Gilles a ouvert les premières voies des Antilles. Et c’est de la mer qu’il les a découvertes. Gilles grimpe depuis qu’il sait marcher, dans les Pyrénées, en vallée d’Aspe, en Espagne, dans la vallée d’Ossau. Est-ce pour cela que ses doigts extra larges aux extrémités ressemblent à des pattes de mabouya avec leurs ventouses ? Ou bien est-il né comme ça « homme-mabouya », prédestiné à grimper, peut-être lézard dans une autre vie ?
Après cinq ans passé à St Barth où il découvre le bateau, il s’installe aux Saintes. Un ami architecte avec lequel il a ouvert de nombreuses voies, rentre d’Angola. Aux Saintes, la terre a tremblé, les bâtiments sont endommagés, il y a du travail. Les deux passionnés d’escalade se retrouvent. « Un jour, nous sommes passés dans la baie de Marigot en bateau. Nous avons vu les falaises, touché la roche ; et là, c’est parti » raconte Gilles qui ouvre 35 voies et fait de Terre-de-Haut le premier et unique site de grimpe au sud de Cuba.

Chacun enfile son harnais avant de descendre par une échelle dans l’antre du morne Morel. C’est d’ici que partent la plupart des voies. Le site est époustouflant. Judith dont le séjour touche à sa fin, savoure ses derniers instants sur les falaises de Terre-de-Haut. « Je ne suis pas venue pour faire des voies difficiles, assure-t-elle. C’est juste un bonheur de grimper ici dans un tel paysage. Il n’y a pas beaucoup de sites en France en bord de mer, à part les calanques de Marseille, mais tout y est gris. »
Conscient du potentiel de la Caraïbe, Gilles rêve de pouvoir un jour proposer une découverte de la Guadeloupe mêlant bateau et escalade. Il poursuit donc les ouvertures de voies. Bientôt, il sera possible de grimper sur le fameux Pain de Sucre, emblème de la baie des Saintes, l’une des plus belles du monde, et d’admirer du haut de ce promontoire les fonds translucides. Les accros de la discipline ne seront pas difficiles à convaincre. « Des Belges sont déjà venus 15 jours uniquement pour grimper, raconte Gilles. Ils ont trouvé le site magnifique et se sont vraiment éclatés. » D’autres, de tous niveaux, devraient bientôt suivre. Car les Saintes conjuguent panoramas époustouflants et voies de 8 à 80 m cotées du 5A au 7B+, accessibles aux débutants.

Judith ne perd pas de temps. Elle enfile enfin ses chaussons (pointure 35,5 alors que dans la vie, elle chausse du 38 !), signe d’une ascension imminente.
Équipée et assurée, elle part à la conquête du morne. Ses gestes sont souples, graciles. Les mains trouvent instantanément les prises. Les pieds suivent et le corps se hisse avec aisance. La jeune fille semble connaître par coeur cette falaise qu’elle découvre pourtant. Peu à peu, elle s’élève vers le sommet. Sa silhouette menue se découpe dans le bleu du ciel, le pied gauche à hauteur du visage, la jambe droite encore en bas semblant vouloir toucher la mer des Caraïbes. L’escalade paraît si facile… Tandis que les autres forcent, les muscles tendus en tentant de s’extirper pour progresser de quelques mètres, Judith saute de prise en prise tel un cabri. À l’ombre de la falaise, caressée par le souffle léger des alizés, elle flotte, suspendue entre la mer et le ciel… Le bonheur au bout des doigts.

Tél. : 06 90 58 96 50.  Email : caraibescalade@yahoo.fr


Côté Forêt

11 septembre 2009 par admin  
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Côté Forêt

Des fleurs  à la rivière, découvrez une autre facette de la Guadeloupe: la forêt où randonnée, canyoning et autres activités se pratiquent.

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Chute du Carbet

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Fleurs

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Canyon

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Orfèvre de la mer

3 septembre 2009 par admin  
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Orfèvre de la mer

C’est à Grand-Bourg de Marie-Galante dans une échoppe redécorée par ses soins que Jean-Pol Jacob a installé, il y a dix ans, son atelier de bijouterie. Un atelier hors du commun qui produit un artisanat caribéen original et unique.

Tout ce qui provient de l’océan l’inspire et sa collection renferme bien des surprises. Soumises à son imagination, et après un méticuleux et patient  travail, les queues de langoustes se transforment en magnifiques parures. Les gorgones, fleurs de corail récupérées après les cyclones, cervelles de Neptune, turbos sciés trempés dans un bain d’or constituent autant de pièces uniques qui se déclinent en endentifs, boucles d’oreilles, broches ou bagues.

Étoiles de mer, vertèbres de requin incrustées d’onyx, petits oursins blancs décorés de pierres semi-précieuses, pinces de touloulou, petits crabes de corail, planorbes, chitons, peignes de Vénus : quelque 150 modèles ont pris naissance entre les mains de cet orfèvre qui puise 80 % de sa matière première dans les espèces marines locales glanées depuis dix ans au cours de balades sur le littoral ou en plongée.

Jean-Pol a passé un an à mettre au point un procédé unique qu’il protège jalousement ; dernière de ses créations : le pendentif en dollar des sables, un oursin plat sans épine, qui appartient à la famille des étoiles de mer et qui prend des formes différentes selon l’endroit où il vit. Un exemplaire a été offert il y a deux ans, au vainqueur de la transat Belle-île-en-Mer Marie-Galante et à Laurent Voulzy, parrain de cette course.

C’est désormais les graines que Jean-Pol souhaite transformer en bijoux. L’anis étoilé, les feuilles de corossol, les graines de filao, les bourgeons de Zacadi ou les cosses de pois d’Angole à leur tour se parent d’or.

Et l’on se dit en admirant ces pièces que la Nature fait des merveilles qui n’attendaient que le talent de cet orfèvre pour resplendir de mille feux.

OCEOM, les bijoux de l’océan.

Boutique OCEOM : bijoux et artisanat caribéen (travail sur bois, sable, graines, sculptures et objets de décoration).

Avenue du Dr Marcel Etzol

97112 Grand-Bourg

Tél./fax : 0590 97 58 86

Email : oceombijoux@orange.fr

Site : www.oceom.fr


Maril: Une artiste à découvrir

3 septembre 2009 par admin  
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Maril: Une artiste à découvrir

Maril a toujours peint pour elle sans se douter qu’elle était une véritable artiste. Pourtant ses toiles longtemps dissimulées aux regards indiscrets suscitent l’intérêt… Et l’émotion.

Dans la rue qui mène au Fort Napoléon, entre la savonnerie et le restaurant Solé Mio, Maril tient une petite boutique de vêtements. Mais dès le rideau tiré, elle rejoint le monde virtuel qui peuple son imagination. Ne vous y trompez pas : « Maril » n’est pas un avatar de Second Life ; c’est une artiste peintre qui a écumé la planète avant de poser ses pinceaux à Terre-de-Haut aux Saintes, il y a trois ans.

Après une carrière de dix ans comme graphiste dans les agences de pub, la jeune femme part à l’étranger. Elle s’installe durant trois années à Madagascar. L’aventure, c’est ça qui l’intéresse et la stimule. « J’aime être déracinée, avoue-t-elle. C’est aussi une façon de vivre plusieurs vies dans une seule existence. Je travaille au gré des opportunités. Je ne me cantonne pas à un seul métier ». Mais partout elle peint. Pour elle avant tout. « Peindre, c’est un besoin psychologique et spirituel », explique-t-elle. « C’est indispensable car c’est en même temps un travail sur moi. Quand je peins, je m’évade complètement. Je suis à l’instant présent dans ma peinture, je suis bien dans ce que je fais. C’est un vrai moment de quiétude ».

À Saint Barth où elle a résidé neuf mois avant de revenir à Terre-de-Haut, elle expose à « Porta 34 » puis monte elle-même une galerie d’art avec une amie. « Cette expérience m’a permis de faire de belles rencontres, tant d’amateurs que de peintres reconnus ». D’ailleurs, l’un d’entre eux m’a dit : « Toi, tu es une vraie artiste et tu ne le sais pas. » Un jugement conforté par une collectionneuse qui lui déclare d’emblée en voyant ses toiles : « Votre peinture m’intéresse. »
Avec l’âge, Maril prend confiance en elle et évolue. Sa peinture aussi. « Au départ je peignais des choses plus concrètes. Je me suis affirmée en fonction des épreuves que j’ai traversées dans ma vie. »
Ses toiles aujourd’hui plus abstraites et très colorées sont inclassables. Mais elles reflètent une réelle joie de vivre, un optimisme symbolisé par une fenêtre qui se retrouve dans la plupart de ses tableaux. « La fenêtre signifie que rien n’est fixe, rien n’est défini. Il y a toujours une ouverture vers autre chose. »

Maril peint par terre. Elle étend des rouleaux de toile de 10 m de long et de 2 m de large. Mais il est rare qu’elle puisse s’exprimer uniquement dans le cadre rigide que lui impose la surface d’un tableau. Son inspiration l’amène souvent à déborder de l’espace qu’elle s’est pourtant imposé. C’est pourquoi ses toiles vont souvent par deux. Elle les découpe ensuite et les sépare.
« Quand je commence une toile, je n’ai pas d’idée très précise. Je pars à l’aventure comme dans ma vie », déclare-t-elle.

Finalement, l’art a permis à Maril de mieux se connaître. « Il y a une harmonie qui s’installe entre la peinture et soi. Je suis très sensible aux émotions profondes. Aujourd’hui, je crois que je suis arrivée à un point de maturité. Je ressens une unité dans ce que je fais. Et finalement ma peinture me ressemble vraiment ».


Tissages et métissages

3 septembre 2009 par admin  
Classé sous Art & Artisanat, Artistes

Tissages et métissages

Si pour Emmanuelle Podgaïetsky, « le regard est un miroir de l’âme », ses toiles en sont un parfait reflet dans lequel on peut lire à livre ouvert ; un patchwork de matières et de techniques dans lequel les influences de l’Afrique et de l’Asie sont omniprésentes.

De grands yeux ouverts sur le monde, des visages métissés au port fier et altier, des femmes chamarrées ; Emmanuelle empreint ses œuvres de ses émotions, de ses fantasmes de femme, de ses rêves de gosse et de ses souvenirs de voyages. Des lèvres charnues de ses princesses parées qu’elle fige sur ses toiles émane la volupté des femmes d’Orient, d’Inde ou d’Afrique, que l’on imagine tout droit sorti des contes des « Mille et une nuits ». Shéhérazade ornée de perles et de voiles légers se décline à l’infini. Tantôt « portrait-sculpture » aux yeux fermés témoignant d’un état méditatif, ou les yeux grands ouverts, miroirs de l’âme, tantôt la face demi cachée suggérant l’observation discrète, tantôt en gros plan dans des œuvres intitulées « innamoramento » (tomber en amour en italien) ; déesses ou princesses, les femmes d’Emmanuelle sont universelles et intemporelles, figées dans l’éternelle jeunesse des héroïnes de contes et légendes. Elles livrent dans la grâce de leurs traits fins, dans l’ourlet parfait de leur visage, dans la volupté de leurs apparats, un émerveillement, une émotion qui nous bouleverse et nous bouscule.
Ses sources d’inspiration sont diverses : il y a d’abord sa fascination pour la négritude, son esthétisme et son histoire, qui remonte à ces années d’enfance où elle vécut en Afrique ; il y a aussi l’art ornemental de l’Afrique du nord qui transpire partout sous la résine de ses toiles ; il y a enfin de grands peintres tels Picasso et Modigliani pour leur façon de peindre les visages et les corps, Klimt, pour le raffinement, l’aspect précieux et l’onirisme de ses œuvres ; Hundertwasser et Alechinsky pour leur travail d’abstraction.

Sur les toiles d’Emmanuelle, les techniques se mêlent, s’emmêlent, se confondent et finalement… se complètent ; collage, acrylique, encre, aquarelle, pastel sec ou à l’huile témoignent d’une parfaite maîtrise des matières, acquise dans divers ateliers. « Ce qui m’intéresse, c’est effectivement la rencontre de toutes ces techniques, des couleurs chaudes et des couleurs froides, les effets de matières ». Sous les pinceaux naissent ainsi cuirs, tissus et perles, éléments s’imbriquant tel un patchwork ou un tapis et que, de près ou de loin, on se surprend à confondre.

Emmanuelle peint aussi avec les doigts tandis qu’elle gratte et sculpte au couteau. Ses « peintures-sculptures » sont constituées d’une toile rigidifiée à la résine, enduites ensuite de ciment ou de plâtre. Emmanuelle incruste alors son croquis dans cette matière molle qui se fige rapidement, obligeant l’artiste à des traits simples mais non simplistes. Le dessin est ensuite protégé d’une nouvelle couche de résine. Le travail d’ornement peut alors commencer. Le cadre en fait partie intégrante. Dans certaines œuvres, il est totalement intégré à la toile, prolongement naturel d’une scène qui ne peut s’enfermer, d’un regard qui fixe l’infini, d’une œuvre moderne qui transgresse les codes et les interdits.

C’est son arrivée en Martinique, il y a quelques années qui déclenche une frénétique envie de peindre. Emmanuelle délaisse alors l’art thérapie pour se consacrer à la création. De ses évasions aux quatre coins du monde, elle tire des compositions abstraites qui se déclinent tel un carnet de voyages.
Installée depuis un an en Guadeloupe, l’artiste souhaite aujourd’hui « s’exporter » pour se confronter à un autre public et se remettre en question. Après avoir exposé en novembre à Pointe-à-Pitre puis à St Barth en décembre, elle rêve désormais d’autres horizons. Les Etats-Unis et le Canada lui font les yeux doux, mais le transport de toiles qui ne se roulent pas est un peu compliqué.

Pour en (sa)voir plus : www.emmanuelle-galerie.com