Les Saintes en scooter des mers

On pouvait jusqu’à présent découvrir les Saintes par la mer en catamaran, petit voilier, saintoise de pêcheur ou bateau à moteur haut de gamme ; Mary et Laureano (prononcez Laou), un jeune et sympathique couple ajoute le scooter des mers à cette liste. Installé à marigot depuis quelques mois, Jet Saintes propose une initiation de 30 mn avec une sortie au large de la baie ou une randonnée d’1h qui mène pilotes et passagers de Marigot où est basée la société à Grande Anse de Terre-de-Bas en passant par l’îlet Cabris, l’anse du Mûrier et les éoliennes de Grand Baie. La route du retour passe entre le Rocher de la Vierge et les Augustins, la plage de Crawen et permet d’admirer le Pain de sucre.
Des kayaks transparents pour découvrir les fonds marins

Le littoral de Terre-de-Haut aux Saintes grouille d’une vie sous-marine riche et insoupçonnée. Pour la découvrir, Yves et Sylvie proposent d’embarquer à bord de kayaks transparents tout droit venus d’Hawaï, pour une balade ludique et écologique au fil de l’eau.
Changer de vie… Prendre un nouveau départ. C’est ce rêve qui a conduit un couple de Québécois à délaisser le grand froid canadien pour le soleil tropical des Saintes. Un changement radical du point de vue climatique, mais également dans leur vie.
Il a fallu « 55 hivers » à Yves, ancien attaché parlementaire d’un député pour franchir le pas. « Je vivais dans un stress permanent, confie-t-il. J’apprécie donc la quiétude de cette île, le fait de pouvoir me déplacer à pied. Ici je n’ai pas de télévision, pas de scooter. »
Pour ce changement de cap, Terre-de-Haut s’est imposé comme une évidence. « Je séjourne ici depuis 1984. La première fois, je suis venu pour une journée et je suis tombé en amour avec les Saintes, se souvient-il. En 2006, nous avons conçu le projet de nous y installer avec l’idée d’apporter quelque chose à l’île. » C’est Sylvie son alter ego, professeur d’université dans son ancienne vie qui met la touche finale au projet. Passionnée de sports nautiques – elle est championne du Québec de Dragon, un voilier très technique et très complexe – elle pense un jour à monter une base. « J’avais découpé une photo de ce kayak dans un magazine et l’avais accrochée sur le frigo en me disant que le jour où je vivrais aux Saintes, j’aimerais avoir ce kayak. »
Leur projet prend peu à peu corps et c’est à l’Anse Mire qu’ils jettent l’ancre. En février 2009, les kayaks transparents en polycarbonate, tout droit venus d’Hawaï, commencent à naviguer dans la baie des Saintes. Sylvie potasse assidûment ses livres pour tout connaître de la faune et de la flore des Caraïbes qui n’ont désormais plus aucun secret pour elle.
Après un court briefing sur le maniement des pagaies dans l’enceinte d’un ancien bâtiment en pierres qui servait jadis de ferme aux garnisons en poste, c’est l’heure de l’embarquement. Le soleil inonde la baie et l’eau d’un bleu limpide et profond invite à la balade. Les conditions sont idéales, comme souvent aux Saintes.
Direction la maison bateau qui veille sur la baie telle une figure de proue. Le long de cette côte, l’eau est peu profonde. Chacun remonte sa dérive avant de scruter les fonds. Quelques gouttes d’eau dans l’embarcation et le kayak joue à la perfection le rôle de masque et … de loupe. On peut alors tranquillement observer la gorette à petite bouche, les oursins noirs, le corail de feu, un cerveau de Neptune. Il n’y a que quelques centimètres d’eau, et pourtant cet endroit grouille d’une vie sous-marine fascinante. Les éponges à cheminée orange ondulent au gré du courant, tandis que les poissons soldat tentent de trouver refuge sous un corail montagneux.
Le rendez-vous de la faune et de la flore sous-marines
Les kayaks s’étirent comme un long ruban scintillant. Bientôt, ils stationnent au-dessus d’un magnifique cerveau de Neptune bosselé. Cet extraordinaire monde sous-marin semble à portée de main. Sylvie s’extasie elle aussi, comme si elle découvrait cet univers pour la première fois. « Je peux rester des heures à observer. Jamais je ne me fatigue car c’est toujours un spectacle différent. » Tout en distillant ses informations, la guide sensibilise son auditoire à la protection de ce milieu fragile et menacé. « Attention, certains de ces animaux sont des espèces en voie d’extinction ; il faut prendre soin d’eux. »
C’est un ballet perpétuel que les kayakistes admirent au fil de la navigation : anémone, cerveau étoilé, poisson chirurgien ou ange noir, gorgone, éponge noire ou rouge, mombin ; il semble que toute la Caraïbe se soit donnée rendez-vous dans cette petite baie dont on ne soupçonne pas la richesse. « Les coraux « cornes d’élan » ont ceci de particulier qu’ils grandissent dix fois plus vite que les autres coraux », indique Sylvie en joignant le geste à la parole.
Un vol de frégate attire les regards en l’air. C’est l’occasion d’admirer le littoral et ses maisons « les pieds dans l’eau ». Sylvie raconte alors l’histoire des Saintes et la vie quotidienne de ses habitants. « Les éventails de Vénus étaient utilisés autrefois comme tamis pour la farine ou en fouet pour battre les œufs. » Puis elle pointe du doigt une éponge jaune, un corail starlette. « Il n’y a pas d’architecte, pas de designer. Et pourtant… Ce sont des œuvres d’art magnifiques que la nature nous dévoile. »
Pour tout renseignement : 06 90 65 79 81
Randonner dans l’archipel
24 août 2009 par admin
Classé sous Activités, Côté forêt

Les itinéraires de randonnée sont divers et variés. Du littoral aux massifs forestiers, ils permettent de découvrir l’archipel autrement. Mais attention ! Cette activité a ici ses propres règles qu’il convient de respecter à la lettre pour éviter tout désagrément.
Plus connue pour la beauté de ses plages, la Guadeloupe présente pourtant de nombreux attraits pour les marcheurs invétérés. Ceux qui ne se lassent pas de la mer pourront marcher le long du littoral. De Port-Louis à Trois-Rivières, en passant par les îles des Saintes, de Marie-Galante et de Désirade, ce dernier offre de multiples possibilités de découvertes et des panoramas époustouflants. Falaises escarpées plongeant dans l’eau turquoise, anses de sable blanc ourlant une côte déchiquetée, vestiges historiques témoins de l’époque amérindienne ou de la période coloniale : les traces qui longent la côte ne sont pas dénuées d’intérêt et mèneront les randonneurs de paysages sublimes en reliefs tourmentés.
Mais c’est au cœur du « Papillon », que l’île d’Emeraude dévoile tous ses charmes. C’est sous le nom de traces que l’on désigne ici les sentiers de randonnée qui se sont dessiné au fil du temps, témoins de l’histoire de l’archipel. Les plus vieilles datent de l’époque coloniale. Les colons débarqués sur l’île à partir du XVIIe siècle furent les premiers à parcourir les massifs forestiers à la recherche d’eau et de gibier. De nombreux chemins furent également ouverts par les « Nèg mawon », esclaves en fuite qui rejoignaient les campements clandestins pour s’y réfugier. Plus tard, d’autres trouées furent pratiquées à des fins stratégiques, comme la trace Delgrès à la fin du XVIIIe siècle ou par les populations locales pour se déplacer sur l’île, entre deux domaines par exemple.
Plus récemment, il y a « juste » quelque 150 ans, furent ouvertes la Soufrière, la Victor Hugues ou encore la trace des contrebandiers, qui comme son nom l’indique permettait l’acheminement de denrées illicites entre Sainte-Rose et Pointe-Noire. Ces traces font aujourd’hui partie des chemins de légende de l’archipel. Elles sont autant de prétextes à découvrir la forêt dense de Guadeloupe, sa faune, sa végétation luxuriante, ses rivières aux vasques turquoise, ses canyons, ses cascades.
Mais attention, si la nature guadeloupéenne est généreuse, elle peut aussi s’avérer cruelle. Certaines traces (ou partie de traces), mal entretenues, peu fréquentées, telle la trace des alizés peuvent rallonger considérablement les temps de marche et mettre les marcheurs sur un mauvais itinéraire. Il n’est pas rare que des randonneurs s’égarent dans le dédale de la forêt, contraints à y passer une ou deux nuits avant que les secours ne les retrouvent. Attention également aux crues. Les pluies violentes rendent dangereuses les balades à proximité des cours d’eau – ils sont nombreux en Basse-Terre -, et peuvent entraîner des noyades en un rien de temps.
Pensez également à emporter des réserves d’eau suffisantes (1 litre par personne), à vous protéger du soleil (tête et peau) et à vous munir de bonnes chaussures : tongues et paréos, s’abstenir !
Enfin, la nuit tombe très vite en Guadeloupe (à 18h30 au plus tard). Il est donc déconseillé d’entreprendre une randonnée après 16 h.
Pour toutes ces raisons, il est vivement recommandé de s’adjoindre les services d’un guide connaissant parfaitement le terrain. Il saura vous orienter en fonction de votre niveau vers des itinéraires plus ou moins difficiles et vous distiller de nombreuses informations.



