Introduire l’art dans le quotidien

27 août 2009 par admin  
Classé sous Art & Artisanat, Artistes

Introduire l’art  dans le quotidien

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Artiste autodidacte, Alain Foy souhaite faire entrer l’art dans le quotidien des gens. Entre ses mains, tables, meubles de cuisine, bateaux, automobiles, se parent de couleurs chatoyantes et deviennent ainsi de véritables pièces uniques.

Natif de Terre-de-Haut, Alain appartient à une lignée aux doigts d’or : les Foy. Son père, menuisier charpentier a donné son nom à l’un des plus fameux chantiers navals de Guadeloupe. Son frère, Pascal, artiste dans l’âme installé lui aussi à Terre-de-Haut, réalise des tableaux à partir de matériaux de récupération. Alain s’exprime quant à lui avec la peinture.
C’est dans le grand hangar du chantier familial, Anse Marigot, qu’il a installé son atelier. Sur les murs, quelques tableaux donnent déjà une idée de son univers : un monde coloré où la mer et la spiritualité occupent une place prépondérante. Mais c’est à la Paillote, le restaurant situé de l’autre côté de la baie que l’on prend toute la dimension de son talent. Sur le bar, un fond océanique d’un bleu profond exhibe ses contrastes colorés.

L’artiste a appris seul, sur le tas « parce qu’il fallait bien manger », raconte-t-il. Il quitte l’école très tôt pour travailler avec son père au chantier. Mais la fabrication des saintoises traditionnelles en bois est déclinante. Bientôt, les matériaux composites rendent le savoir-faire des charpentiers de marine moins indispensable et met la construction des bateaux à portée d’un plus grand nombre. Alain s’essaye alors à la peinture et fait tout de suite preuve d’imagination et de talent. « C’était inné », se souvient-il.

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De la chimie plus que de la peinture
Sur un support très lisse, en médium, bois dur, contreplaqué ou plastique, l’artiste verse ses peintures aux coloris vifs. Une petite goutte de diluant, un peu d’air sur la matière ; les formes bougent et s’étalent, dessinant les prémices d’une gorgone, d’une roche ou d’une anémone de mer… Alain se saisit alors d’une vulgaire carte téléphonique et modèle son œuvre avec une grande dextérité. Il n’a que quelques minutes pour donner vie à son tableau. « J’utilise des peintures différentes, acrylique, à l’eau et à l’huile. Les couleurs ne se mélangent pas et les temps de séchage sont différents. Des réactions se produisent alors ; elles peuvent être magiques ! Finalement, ce que je fais est plus de la chimie que de la peinture », assure t-il. Touche finale : un vernis marin qui protège les œuvres du soleil, de la pluie et des chocs.

Alain veut mettre l’art à la portée de tous, en le faisant entrer partout où il y a de la vie et donc dans le quotidien des gens. C’est ainsi qu’il s’exprime sur des tables, des éléments de cuisine, des tableaux de bord, des bateaux. « Je peux redonner une nouvelle jeunesse à une vieille table en plastique en huit minutes », s’enthousiasme-t-il. Un talent qui lui a valu la visite éclair cette année d’un membre du gouvernement de passage sur l’île.

L’artiste s’est constitué un petit réseau. Il réalise des cuisines pour cinq sociétés de Guadeloupe. Ses pièces sont uniques. « La vie est un combat », assène-t-il ; une lutte perpétuelle qu’il a choisi de mener avec l’art pour seule arme.

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Les Saintes en scooter des mers

27 août 2009 par admin  
Classé sous Activités, Côté Mer

Les Saintes en scooter des mers

On pouvait jusqu’à présent découvrir les Saintes par la mer en catamaran, petit voilier, saintoise de pêcheur ou bateau à moteur haut de gamme ; Mary et Laureano (prononcez Laou), un jeune et sympathique couple ajoute le scooter des mers à cette liste. Installé à marigot depuis quelques mois, Jet Saintes propose une initiation de 30 mn avec une sortie au large de la baie ou une randonnée d’1h qui mène pilotes et passagers de Marigot où est basée la société à Grande Anse de Terre-de-Bas en passant par l’îlet Cabris, l’anse du Mûrier et les éoliennes de Grand Baie. La route du retour passe entre le Rocher de la Vierge et les Augustins, la plage de Crawen et permet d’admirer le Pain de sucre.


Randonner dans l’archipel

24 août 2009 par admin  
Classé sous Activités, Côté forêt

Randonner dans l’archipel

Les itinéraires de randonnée sont divers et variés. Du littoral aux massifs forestiers, ils permettent de découvrir l’archipel autrement. Mais attention ! Cette activité a ici ses propres règles qu’il convient de respecter à la lettre pour éviter tout désagrément.

Plus connue pour la beauté de ses plages, la Guadeloupe présente pourtant de nombreux attraits pour les marcheurs invétérés. Ceux qui ne se lassent pas de la mer pourront marcher le long du littoral. De Port-Louis à Trois-Rivières, en passant par les îles des Saintes, de Marie-Galante et de Désirade, ce dernier offre de multiples possibilités de découvertes et des panoramas époustouflants. Falaises escarpées plongeant dans l’eau turquoise, anses de sable blanc ourlant une côte déchiquetée, vestiges historiques témoins de l’époque amérindienne ou de la période coloniale : les traces qui longent la côte ne sont pas dénuées d’intérêt et mèneront les randonneurs de paysages sublimes en reliefs tourmentés.

Mais c’est au cœur du « Papillon », que l’île d’Emeraude dévoile tous ses charmes. C’est sous le nom de traces que l’on désigne ici les sentiers de randonnée qui se sont dessiné au fil du temps, témoins de l’histoire de l’archipel. Les plus vieilles datent de l’époque coloniale. Les colons débarqués sur l’île à partir du XVIIe siècle furent les premiers à parcourir les massifs forestiers à la recherche d’eau et de gibier. De nombreux chemins furent également ouverts par les « Nèg mawon », esclaves en fuite qui rejoignaient les campements clandestins pour s’y réfugier. Plus tard, d’autres trouées furent pratiquées à des fins stratégiques, comme la trace Delgrès à la fin du XVIIIe siècle ou par les populations locales pour se déplacer sur l’île, entre deux domaines par exemple.

Plus récemment, il y a « juste » quelque 150 ans, furent ouvertes la Soufrière, la Victor Hugues  ou encore la trace des contrebandiers, qui comme son nom l’indique permettait l’acheminement de denrées illicites entre Sainte-Rose et Pointe-Noire. Ces traces font aujourd’hui partie des chemins de légende de l’archipel. Elles sont autant de prétextes à découvrir la forêt dense de Guadeloupe, sa faune, sa végétation luxuriante, ses rivières aux vasques turquoise, ses canyons, ses cascades.

Mais attention, si la nature guadeloupéenne est généreuse, elle peut aussi s’avérer cruelle. Certaines traces (ou partie de traces), mal entretenues, peu fréquentées, telle la trace des alizés peuvent rallonger considérablement les temps de marche et mettre les marcheurs sur un mauvais itinéraire. Il n’est pas rare que des randonneurs s’égarent dans le dédale de la forêt, contraints à y passer une ou deux nuits avant que les secours ne les retrouvent. Attention également aux crues. Les pluies violentes rendent dangereuses les balades à proximité des cours d’eau – ils sont nombreux en Basse-Terre -, et peuvent entraîner des noyades en un rien de temps.
Pensez également à emporter des réserves d’eau suffisantes (1 litre par personne), à vous protéger du soleil (tête et peau) et à vous munir de bonnes chaussures : tongues et paréos, s’abstenir !
Enfin, la nuit tombe très vite en Guadeloupe (à 18h30 au plus tard). Il est donc déconseillé d’entreprendre une randonnée après 16 h.

Pour toutes ces raisons, il est vivement recommandé de s’adjoindre les services d’un guide connaissant parfaitement le terrain. Il saura vous orienter en fonction de votre niveau vers des itinéraires plus ou moins difficiles et vous distiller de nombreuses informations.