Philippe Maisonneuve
23 septembre 2009 par admin
Classé sous Les Saintes, Nos bonnes adresses, Où dormir?
A 2 mn de la magnifique plage de Pompierre et sa cocoteraie au pied de la trace du Morne Morel. Philippe et Gisèle vous accueillent dans une maison d’hôtes avec terrasse, logements climatisés indépendants, bungalow pour 1 ou 2 personnes, terrasse avec vue,et son petit jardin privatif. Vous pourrez y déguster le Plateau du pêcheur et y prendre vos Petits-déjeuners. Vous bénéficierez d’un accueil personnalisé.
Email: chezgiseleetphilippe@wanadoo.fr
Situation: Route de Pompierre, Terre-de-Haut
05 90 99 55 52 – 06 90 50 58 18
Cette adresse vous est offerte par la résidence Bleu Marine, votre hébergement en Guadeloupe.
Zion Train (Anse-Bertrand)
23 septembre 2009 par admin
Classé sous Nos bonnes adresses, Où manger?
Le restaurant Zion Train vous propose ses mets créoles traditionnels ainsi que la roulotte sur la plage vendant sandwichs, crêpes…
Ouvert tous les midis sauf le mercredi
Situation: Plage de la Chapelle à Anse-Bertrand
05 90 20 62 04 – 06 90 64 28 32
Cette adresse vous est offerte par la résidence Bleu Marine, votre hébergement en Guadeloupe.


Côté Forêt
11 septembre 2009 par admin
Classé sous Phototèque
Des fleurs à la rivière, découvrez une autre facette de la Guadeloupe: la forêt où randonnée, canyoning et autres activités se pratiquent.
N’hésitez pas à laisser vos commentaires!
Gecya Peintre de l’émotion
11 septembre 2009 par admin
Classé sous Art & Artisanat, Artistes
Adepte des supports vivants, Gecya a fait de la palme de coco sa matière première. Sur ces toiles en fibre naturelle, elle peint des visages métissés tout droit sortis de son imagination. Un travail subtil centré sur l’émotion.
C’est sur les hauteurs de Deshaies, dans un lieu insoupçonné, que Gecya a posé ses valises, il y a six ans. Dans cet environnement habité de diverses essences et notamment de palmiers, l’artiste puise sa matière première. « Je suis entourée de mon support », explique-t-elle.
Après avoir travaillé au crayon de couleur sur du papier de soie, c’est sur des palmes de coco – un support très utilisé dans l’artisanat guadeloupéen – que Gecya a choisi de s’exprimer, sans pour autant s’y cantonner. Ainsi la toile de jute, les sacs de café et les papiers divers et variés – de soie, à musique, amate – ont aussi ses faveurs. « J’ai toujours aimé les supports vivants, actifs », justifie-t-elle.
C’est dans une petite pièce, dos à l’espace, que l’artiste a installé son atelier. Accrochées aux murs telles des photos qu’on vient de développer, quelques-unes de ses esquisses côtoient des tampons à batik ramenés de ses divers voyages.
Sans doute parce que dans une autre vie, elle était enseignante, Gecya explique son travail avec minutie, pédagogie, préférant un mot plutôt qu’un autre.
Ses toiles sont à son image, fines, douces et subtiles comme la palette des teintes
à la fois réduite mais riche, qu’elle utilise. Les couleurs vives sont volontairement exclues : « elles risqueraient de distraire l’œil, indique Gecya. Or ce qui m’intéresse, c’est l’émotion (…). J’utilise huit à dix nuances en plus des tons naturels de la toile ». Une subtilité qu’on devine à peine au premier regard. Il faut scruter la toile avec attention, la pénétrer au plus profond pour distinguer les trois blancs qui donnent à l’œil son relief ou pour se rendre compte de l’importance du support. Du tissage de la palme et de ses nuances naît le portrait. « La palme est active, tissée serrée ou plus large. Elle est épaisse ou très fine. Il faut une belle qualité de tissage, mais s’il y a des impuretés, des imperfections, je m’en sers. Le choix de mon support oriente tout mon travail » précise t-elle.
Sur la palme tendue, les visages métissés que Gecya affectionne particulièrement prennent vie, incrustés en filigramme dans cette toile naturelle, faisant corps avec elle. Hommes au visage brut, femmes aux traits fins, vieillards au teint buriné, marqué par le soleil et le vent : les grains de la palme se confondent avec ceux de la peau. L’imagination de Gecya fait le reste… « Il n’est pas possible de faire poser quelqu’un car très vite un phénomène d’ennui s’installe, indique l’artiste. Ce que j’aime, c’est l’instantané, c’est capter un regard. Je pars donc de photos, mais je ne conserve que l’expression. Je m’approprie le reste, je transforme des portraits réels ».
Chaque temps de séchage permet à l’artiste de prendre du recul, de redécouvrir son travail avec un regard neuf, pour l’améliorer, l’amender, le parachever, d’où son habitude de travailler plusieurs toiles en parallèle.
Il ressort de ce travail minutieux une galerie de portraits très classiques. Mais en parant ses palmes de graines, de bois flotté, de vieilles cornières ou de fer à béton, Gecya ancre résolument ses œuvres dans l’art contemporain.
> Contactez Gecya au 06 90 81 48 73.
Vous pouvez aussi visionner quelques-unes
de ses œuvres à la galerie Imagin’Art à
Nogent Sainte-Rose
Orfèvre de la mer
3 septembre 2009 par admin
Classé sous Art & Artisanat, Artistes
C’est à Grand-Bourg de Marie-Galante dans une échoppe redécorée par ses soins que Jean-Pol Jacob a installé, il y a dix ans, son atelier de bijouterie. Un atelier hors du commun qui produit un artisanat caribéen original et unique.
Tout ce qui provient de l’océan l’inspire et sa collection renferme bien des surprises. Soumises à son imagination, et après un méticuleux et patient travail, les queues de langoustes se transforment en magnifiques parures. Les gorgones, fleurs de corail récupérées après les cyclones, cervelles de Neptune, turbos sciés trempés dans un bain d’or constituent autant de pièces uniques qui se déclinent en endentifs, boucles d’oreilles, broches ou bagues.
Étoiles de mer, vertèbres de requin incrustées d’onyx, petits oursins blancs décorés de pierres semi-précieuses, pinces de touloulou, petits crabes de corail, planorbes, chitons, peignes de Vénus : quelque 150 modèles ont pris naissance entre les mains de cet orfèvre qui puise 80 % de sa matière première dans les espèces marines locales glanées depuis dix ans au cours de balades sur le littoral ou en plongée.
Jean-Pol a passé un an à mettre au point un procédé unique qu’il protège jalousement ; dernière de ses créations : le pendentif en dollar des sables, un oursin plat sans épine, qui appartient à la famille des étoiles de mer et qui prend des formes différentes selon l’endroit où il vit. Un exemplaire a été offert il y a deux ans, au vainqueur de la transat Belle-île-en-Mer Marie-Galante et à Laurent Voulzy, parrain de cette course.
C’est désormais les graines que Jean-Pol souhaite transformer en bijoux. L’anis étoilé, les feuilles de corossol, les graines de filao, les bourgeons de Zacadi ou les cosses de pois d’Angole à leur tour se parent d’or.
Et l’on se dit en admirant ces pièces que la Nature fait des merveilles qui n’attendaient que le talent de cet orfèvre pour resplendir de mille feux.
OCEOM, les bijoux de l’océan.
Boutique OCEOM : bijoux et artisanat caribéen (travail sur bois, sable, graines, sculptures et objets de décoration).
Avenue du Dr Marcel Etzol
97112 Grand-Bourg
Tél./fax : 0590 97 58 86
Email : oceombijoux@orange.fr
Site : www.oceom.fr
Maril: Une artiste à découvrir
3 septembre 2009 par admin
Classé sous Art & Artisanat, Artistes
Maril a toujours peint pour elle sans se douter qu’elle était une véritable artiste. Pourtant ses toiles longtemps dissimulées aux regards indiscrets suscitent l’intérêt… Et l’émotion.
Dans la rue qui mène au Fort Napoléon, entre la savonnerie et le restaurant Solé Mio, Maril tient une petite boutique de vêtements. Mais dès le rideau tiré, elle rejoint le monde virtuel qui peuple son imagination. Ne vous y trompez pas : « Maril » n’est pas un avatar de Second Life ; c’est une artiste peintre qui a écumé la planète avant de poser ses pinceaux à Terre-de-Haut aux Saintes, il y a trois ans.
Après une carrière de dix ans comme graphiste dans les agences de pub, la jeune femme part à l’étranger. Elle s’installe durant trois années à Madagascar. L’aventure, c’est ça qui l’intéresse et la stimule. « J’aime être déracinée, avoue-t-elle. C’est aussi une façon de vivre plusieurs vies dans une seule existence. Je travaille au gré des opportunités. Je ne me cantonne pas à un seul métier ». Mais partout elle peint. Pour elle avant tout. « Peindre, c’est un besoin psychologique et spirituel », explique-t-elle. « C’est indispensable car c’est en même temps un travail sur moi. Quand je peins, je m’évade complètement. Je suis à l’instant présent dans ma peinture, je suis bien dans ce que je fais. C’est un vrai moment de quiétude ».
À Saint Barth où elle a résidé neuf mois avant de revenir à Terre-de-Haut, elle expose à « Porta 34 » puis monte elle-même une galerie d’art avec une amie. « Cette expérience m’a permis de faire de belles rencontres, tant d’amateurs que de peintres reconnus ». D’ailleurs, l’un d’entre eux m’a dit : « Toi, tu es une vraie artiste et tu ne le sais pas. » Un jugement conforté par une collectionneuse qui lui déclare d’emblée en voyant ses toiles : « Votre peinture m’intéresse. »
Avec l’âge, Maril prend confiance en elle et évolue. Sa peinture aussi. « Au départ je peignais des choses plus concrètes. Je me suis affirmée en fonction des épreuves que j’ai traversées dans ma vie. »
Ses toiles aujourd’hui plus abstraites et très colorées sont inclassables. Mais elles reflètent une réelle joie de vivre, un optimisme symbolisé par une fenêtre qui se retrouve dans la plupart de ses tableaux. « La fenêtre signifie que rien n’est fixe, rien n’est défini. Il y a toujours une ouverture vers autre chose. »
Maril peint par terre. Elle étend des rouleaux de toile de 10 m de long et de 2 m de large. Mais il est rare qu’elle puisse s’exprimer uniquement dans le cadre rigide que lui impose la surface d’un tableau. Son inspiration l’amène souvent à déborder de l’espace qu’elle s’est pourtant imposé. C’est pourquoi ses toiles vont souvent par deux. Elle les découpe ensuite et les sépare.
« Quand je commence une toile, je n’ai pas d’idée très précise. Je pars à l’aventure comme dans ma vie », déclare-t-elle.
Finalement, l’art a permis à Maril de mieux se connaître. « Il y a une harmonie qui s’installe entre la peinture et soi. Je suis très sensible aux émotions profondes. Aujourd’hui, je crois que je suis arrivée à un point de maturité. Je ressens une unité dans ce que je fais. Et finalement ma peinture me ressemble vraiment ».
Tissages et métissages
3 septembre 2009 par admin
Classé sous Art & Artisanat, Artistes
Si pour Emmanuelle Podgaïetsky, « le regard est un miroir de l’âme », ses toiles en sont un parfait reflet dans lequel on peut lire à livre ouvert ; un patchwork de matières et de techniques dans lequel les influences de l’Afrique et de l’Asie sont omniprésentes.
De grands yeux ouverts sur le monde, des visages métissés au port fier et altier, des femmes chamarrées ; Emmanuelle empreint ses œuvres de ses émotions, de ses fantasmes de femme, de ses rêves de gosse et de ses souvenirs de voyages. Des lèvres charnues de ses princesses parées qu’elle fige sur ses toiles émane la volupté des femmes d’Orient, d’Inde ou d’Afrique, que l’on imagine tout droit sorti des contes des « Mille et une nuits ». Shéhérazade ornée de perles et de voiles légers se décline à l’infini. Tantôt « portrait-sculpture » aux yeux fermés témoignant d’un état méditatif, ou les yeux grands ouverts, miroirs de l’âme, tantôt la face demi cachée suggérant l’observation discrète, tantôt en gros plan dans des œuvres intitulées « innamoramento » (tomber en amour en italien) ; déesses ou princesses, les femmes d’Emmanuelle sont universelles et intemporelles, figées dans l’éternelle jeunesse des héroïnes de contes et légendes. Elles livrent dans la grâce de leurs traits fins, dans l’ourlet parfait de leur visage, dans la volupté de leurs apparats, un émerveillement, une émotion qui nous bouleverse et nous bouscule.
Ses sources d’inspiration sont diverses : il y a d’abord sa fascination pour la négritude, son esthétisme et son histoire, qui remonte à ces années d’enfance où elle vécut en Afrique ; il y a aussi l’art ornemental de l’Afrique du nord qui transpire partout sous la résine de ses toiles ; il y a enfin de grands peintres tels Picasso et Modigliani pour leur façon de peindre les visages et les corps, Klimt, pour le raffinement, l’aspect précieux et l’onirisme de ses œuvres ; Hundertwasser et Alechinsky pour leur travail d’abstraction.
Sur les toiles d’Emmanuelle, les techniques se mêlent, s’emmêlent, se confondent et finalement… se complètent ; collage, acrylique, encre, aquarelle, pastel sec ou à l’huile témoignent d’une parfaite maîtrise des matières, acquise dans divers ateliers. « Ce qui m’intéresse, c’est effectivement la rencontre de toutes ces techniques, des couleurs chaudes et des couleurs froides, les effets de matières ». Sous les pinceaux naissent ainsi cuirs, tissus et perles, éléments s’imbriquant tel un patchwork ou un tapis et que, de près ou de loin, on se surprend à confondre.
Emmanuelle peint aussi avec les doigts tandis qu’elle gratte et sculpte au couteau. Ses « peintures-sculptures » sont constituées d’une toile rigidifiée à la résine, enduites ensuite de ciment ou de plâtre. Emmanuelle incruste alors son croquis dans cette matière molle qui se fige rapidement, obligeant l’artiste à des traits simples mais non simplistes. Le dessin est ensuite protégé d’une nouvelle couche de résine. Le travail d’ornement peut alors commencer. Le cadre en fait partie intégrante. Dans certaines œuvres, il est totalement intégré à la toile, prolongement naturel d’une scène qui ne peut s’enfermer, d’un regard qui fixe l’infini, d’une œuvre moderne qui transgresse les codes et les interdits.
C’est son arrivée en Martinique, il y a quelques années qui déclenche une frénétique envie de peindre. Emmanuelle délaisse alors l’art thérapie pour se consacrer à la création. De ses évasions aux quatre coins du monde, elle tire des compositions abstraites qui se déclinent tel un carnet de voyages.
Installée depuis un an en Guadeloupe, l’artiste souhaite aujourd’hui « s’exporter » pour se confronter à un autre public et se remettre en question. Après avoir exposé en novembre à Pointe-à-Pitre puis à St Barth en décembre, elle rêve désormais d’autres horizons. Les Etats-Unis et le Canada lui font les yeux doux, mais le transport de toiles qui ne se roulent pas est un peu compliqué.
Pour en (sa)voir plus : www.emmanuelle-galerie.com
Imagin’art
2 septembre 2009 par admin
Classé sous Art & Artisanat, Artistes
Promouvoir la création artistique contemporaine
Née d’un rêve un peu fou, la galerie Imagin’Art défie les lois du genre. Installée loin des centres urbains, en bordure de route, elle ouvre ses portes à l’art caribéen contemporain et encourage visiteurs locaux et touristes à en franchir le seuil.
C’est un grand et beau bâtiment en bordure de nationale entre Sainte-Rose et Deshaies, section Nogent. Un bâtiment contemporain comme on n’a pas l’habitude d’en voir dans cette région agricole du nord Basse-Terre, plus encline à la culture de la canne qu’à la Culture tout court. C’est pourtant là, dans ce lieu improbable que Christian Roland et son épouse Odette ont jeté les bases de leur rêve le plus fou : une galerie d’art contemporain.
L’idée est lancée en 1996 lors d’une réunion d’artistes à laquelle participe Christian Roland qui peint depuis l’âge de 25 ans. Mais à cette époque, Christian est plus connu du Gault & Millau que du dictionnaire de cotation des artistes. Il tient en effet un restaurant gastronomique dans le vieux Laval et aligne deux toques dans le guide culinaire. La cuisine, c’est sa vie. Jusqu’au jour où il est hospitalisé en urgence suite à un diabète sévère non diagnostiqué. Christian perd plus de 30 kg et se retrouve en fauteuil roulant durant de longues années. C’est alors qu’il recommence à peindre. Il expose même avenue George V à Paris. « La peinture m’a aidé à surmonter le cap, à supporter les contraintes de la maladie, à l’accepter et à envisager à nouveau l’avenir, », confie l’artiste.
Il faudra attendre dix ans pour que l’idée de galerie ressurgisse à la faveur d’un déménagement. Odette et Christian vendent leur gîte et décident de faire construire une nouvelle maison sur un terrain familial, avec un atelier-cabane au fond du jardin. Mais peu à peu, l’atelier-cabane grandit et l’imagination et le rêve reprennent le dessus. « Finalement, c’est devenu un délire » raconte Odette, encore surprise de cette audace.
Un délire qu’ils vont suivre jusqu’au bout.
Le couple attache une importante particulière à l’aménagement de l’espace et au choix des matériaux de construction. Ils optent pour une architecture résolument moderne aux lignes épurées, qui attire l’œil et donne une impression d’ouverture sur l’extérieur. La charpente métallique est réalisée à Fleurance dans le Gers ; le sol est en béton ciré. Le projet est en grande partie financé en fonds propres, même si l’Europe, la Région et la Direction régionale aux Affaires culturelles (DRAC) apportent leur contribution.
La galerie Imagin’Art ouvre le 7 mars 2007. Depuis, elle a accueilli deux expositions collectives réunissant une douzaine de plasticiens ; en tout, ce sont quelque 25 artistes qui ont eu la chance d’être présentés aux 8000 visiteurs – locaux et touristes – qui ont osé franchir le seuil de cette salle d’exposition peu commune. « Les gens ne sont pas habitués à fréquenter les galeries », explique Odette. Mais nous constatons que la sensibilité à l’art progresse. »
En bonne place figurent toujours les œuvres colorées et joyeuses de Christian Roland ; une peinture sereine et équilibrée, dominée par les bleus et les teintes fauves, même si de temps en temps, réapparaît « une œuvre noire ».
Pour en savoir plus : www.galerie-imaginart.com
Tél. : 05 90 280 010
Nogent – Sainte-Rose.
Louer des œuvres d’art
Outre les expositions d’artistes, la galerie Imagin’Art vient de mettre en place une artothèque fonctionnant comme une bibliothèque sur le principe du prêt d’œuvres d’art originales. Les entreprises peuvent faire appel à cette prestation lors de manifestations ponctuelles (salons ou congrès), pour meubler une salle d’attente ou un hall d’accueil ou lorsque l’image de la société doit être particulièrement valorisée. La galerie aide le loueur à faire son choix parmi les œuvres et les artistes, en fonction de l’univers qu’il veut recréer. Les œuvres sont changées à la demande du client.
L’artothèque fournit également des prestations d’artistes. Ceux-ci se déplacent et commentent leurs travaux auprès du personnel ou des invités. L’artothèque propose aussi des visites commentées des expositions par les artistes eux-mêmes et des possibilités d’acquisitions à prix avantageux pour les employés des sociétés clientes.
Introduire l’art dans le quotidien
27 août 2009 par admin
Classé sous Art & Artisanat, Artistes

Artiste autodidacte, Alain Foy souhaite faire entrer l’art dans le quotidien des gens. Entre ses mains, tables, meubles de cuisine, bateaux, automobiles, se parent de couleurs chatoyantes et deviennent ainsi de véritables pièces uniques.
Natif de Terre-de-Haut, Alain appartient à une lignée aux doigts d’or : les Foy. Son père, menuisier charpentier a donné son nom à l’un des plus fameux chantiers navals de Guadeloupe. Son frère, Pascal, artiste dans l’âme installé lui aussi à Terre-de-Haut, réalise des tableaux à partir de matériaux de récupération. Alain s’exprime quant à lui avec la peinture.
C’est dans le grand hangar du chantier familial, Anse Marigot, qu’il a installé son atelier. Sur les murs, quelques tableaux donnent déjà une idée de son univers : un monde coloré où la mer et la spiritualité occupent une place prépondérante. Mais c’est à la Paillote, le restaurant situé de l’autre côté de la baie que l’on prend toute la dimension de son talent. Sur le bar, un fond océanique d’un bleu profond exhibe ses contrastes colorés.
L’artiste a appris seul, sur le tas « parce qu’il fallait bien manger », raconte-t-il. Il quitte l’école très tôt pour travailler avec son père au chantier. Mais la fabrication des saintoises traditionnelles en bois est déclinante. Bientôt, les matériaux composites rendent le savoir-faire des charpentiers de marine moins indispensable et met la construction des bateaux à portée d’un plus grand nombre. Alain s’essaye alors à la peinture et fait tout de suite preuve d’imagination et de talent. « C’était inné », se souvient-il.

De la chimie plus que de la peinture
Sur un support très lisse, en médium, bois dur, contreplaqué ou plastique, l’artiste verse ses peintures aux coloris vifs. Une petite goutte de diluant, un peu d’air sur la matière ; les formes bougent et s’étalent, dessinant les prémices d’une gorgone, d’une roche ou d’une anémone de mer… Alain se saisit alors d’une vulgaire carte téléphonique et modèle son œuvre avec une grande dextérité. Il n’a que quelques minutes pour donner vie à son tableau. « J’utilise des peintures différentes, acrylique, à l’eau et à l’huile. Les couleurs ne se mélangent pas et les temps de séchage sont différents. Des réactions se produisent alors ; elles peuvent être magiques ! Finalement, ce que je fais est plus de la chimie que de la peinture », assure t-il. Touche finale : un vernis marin qui protège les œuvres du soleil, de la pluie et des chocs.
Alain veut mettre l’art à la portée de tous, en le faisant entrer partout où il y a de la vie et donc dans le quotidien des gens. C’est ainsi qu’il s’exprime sur des tables, des éléments de cuisine, des tableaux de bord, des bateaux. « Je peux redonner une nouvelle jeunesse à une vieille table en plastique en huit minutes », s’enthousiasme-t-il. Un talent qui lui a valu la visite éclair cette année d’un membre du gouvernement de passage sur l’île.
L’artiste s’est constitué un petit réseau. Il réalise des cuisines pour cinq sociétés de Guadeloupe. Ses pièces sont uniques. « La vie est un combat », assène-t-il ; une lutte perpétuelle qu’il a choisi de mener avec l’art pour seule arme.

Randonner dans l’archipel
24 août 2009 par admin
Classé sous Activités, Côté forêt
Les itinéraires de randonnée sont divers et variés. Du littoral aux massifs forestiers, ils permettent de découvrir l’archipel autrement. Mais attention ! Cette activité a ici ses propres règles qu’il convient de respecter à la lettre pour éviter tout désagrément.
Plus connue pour la beauté de ses plages, la Guadeloupe présente pourtant de nombreux attraits pour les marcheurs invétérés. Ceux qui ne se lassent pas de la mer pourront marcher le long du littoral. De Port-Louis à Trois-Rivières, en passant par les îles des Saintes, de Marie-Galante et de Désirade, ce dernier offre de multiples possibilités de découvertes et des panoramas époustouflants. Falaises escarpées plongeant dans l’eau turquoise, anses de sable blanc ourlant une côte déchiquetée, vestiges historiques témoins de l’époque amérindienne ou de la période coloniale : les traces qui longent la côte ne sont pas dénuées d’intérêt et mèneront les randonneurs de paysages sublimes en reliefs tourmentés.
Mais c’est au cœur du « Papillon », que l’île d’Emeraude dévoile tous ses charmes. C’est sous le nom de traces que l’on désigne ici les sentiers de randonnée qui se sont dessiné au fil du temps, témoins de l’histoire de l’archipel. Les plus vieilles datent de l’époque coloniale. Les colons débarqués sur l’île à partir du XVIIe siècle furent les premiers à parcourir les massifs forestiers à la recherche d’eau et de gibier. De nombreux chemins furent également ouverts par les « Nèg mawon », esclaves en fuite qui rejoignaient les campements clandestins pour s’y réfugier. Plus tard, d’autres trouées furent pratiquées à des fins stratégiques, comme la trace Delgrès à la fin du XVIIIe siècle ou par les populations locales pour se déplacer sur l’île, entre deux domaines par exemple.
Plus récemment, il y a « juste » quelque 150 ans, furent ouvertes la Soufrière, la Victor Hugues ou encore la trace des contrebandiers, qui comme son nom l’indique permettait l’acheminement de denrées illicites entre Sainte-Rose et Pointe-Noire. Ces traces font aujourd’hui partie des chemins de légende de l’archipel. Elles sont autant de prétextes à découvrir la forêt dense de Guadeloupe, sa faune, sa végétation luxuriante, ses rivières aux vasques turquoise, ses canyons, ses cascades.
Mais attention, si la nature guadeloupéenne est généreuse, elle peut aussi s’avérer cruelle. Certaines traces (ou partie de traces), mal entretenues, peu fréquentées, telle la trace des alizés peuvent rallonger considérablement les temps de marche et mettre les marcheurs sur un mauvais itinéraire. Il n’est pas rare que des randonneurs s’égarent dans le dédale de la forêt, contraints à y passer une ou deux nuits avant que les secours ne les retrouvent. Attention également aux crues. Les pluies violentes rendent dangereuses les balades à proximité des cours d’eau – ils sont nombreux en Basse-Terre -, et peuvent entraîner des noyades en un rien de temps.
Pensez également à emporter des réserves d’eau suffisantes (1 litre par personne), à vous protéger du soleil (tête et peau) et à vous munir de bonnes chaussures : tongues et paréos, s’abstenir !
Enfin, la nuit tombe très vite en Guadeloupe (à 18h30 au plus tard). Il est donc déconseillé d’entreprendre une randonnée après 16 h.
Pour toutes ces raisons, il est vivement recommandé de s’adjoindre les services d’un guide connaissant parfaitement le terrain. Il saura vous orienter en fonction de votre niveau vers des itinéraires plus ou moins difficiles et vous distiller de nombreuses informations.









