Gecya Peintre de l’émotion
Envoyer à un ami
11 septembre 2009 Par admin
Art & Artisanat, Artistes

Adepte des supports vivants, Gecya a fait de la palme de coco sa matière première. Sur ces toiles en fibre naturelle, elle peint des visages métissés tout droit sortis de son imagination. Un travail subtil centré sur l’émotion.
C’est sur les hauteurs de Deshaies, dans un lieu insoupçonné, que Gecya a posé ses valises, il y a six ans. Dans cet environnement habité de diverses essences et notamment de palmiers, l’artiste puise sa matière première. « Je suis entourée de mon support », explique-t-elle.
Après avoir travaillé au crayon de couleur sur du papier de soie, c’est sur des palmes de coco – un support très utilisé dans l’artisanat guadeloupéen – que Gecya a choisi de s’exprimer, sans pour autant s’y cantonner. Ainsi la toile de jute, les sacs de café et les papiers divers et variés – de soie, à musique, amate – ont aussi ses faveurs. « J’ai toujours aimé les supports vivants, actifs », justifie-t-elle.
C’est dans une petite pièce, dos à l’espace, que l’artiste a installé son atelier. Accrochées aux murs telles des photos qu’on vient de développer, quelques-unes de ses esquisses côtoient des tampons à batik ramenés de ses divers voyages.
Sans doute parce que dans une autre vie, elle était enseignante, Gecya explique son travail avec minutie, pédagogie, préférant un mot plutôt qu’un autre.
Ses toiles sont à son image, fines, douces et subtiles comme la palette des teintes
à la fois réduite mais riche, qu’elle utilise. Les couleurs vives sont volontairement exclues : « elles risqueraient de distraire l’œil, indique Gecya. Or ce qui m’intéresse, c’est l’émotion (…). J’utilise huit à dix nuances en plus des tons naturels de la toile ». Une subtilité qu’on devine à peine au premier regard. Il faut scruter la toile avec attention, la pénétrer au plus profond pour distinguer les trois blancs qui donnent à l’œil son relief ou pour se rendre compte de l’importance du support. Du tissage de la palme et de ses nuances naît le portrait. « La palme est active, tissée serrée ou plus large. Elle est épaisse ou très fine. Il faut une belle qualité de tissage, mais s’il y a des impuretés, des imperfections, je m’en sers. Le choix de mon support oriente tout mon travail » précise t-elle.
Sur la palme tendue, les visages métissés que Gecya affectionne particulièrement prennent vie, incrustés en filigramme dans cette toile naturelle, faisant corps avec elle. Hommes au visage brut, femmes aux traits fins, vieillards au teint buriné, marqué par le soleil et le vent : les grains de la palme se confondent avec ceux de la peau. L’imagination de Gecya fait le reste… « Il n’est pas possible de faire poser quelqu’un car très vite un phénomène d’ennui s’installe, indique l’artiste. Ce que j’aime, c’est l’instantané, c’est capter un regard. Je pars donc de photos, mais je ne conserve que l’expression. Je m’approprie le reste, je transforme des portraits réels ».
Chaque temps de séchage permet à l’artiste de prendre du recul, de redécouvrir son travail avec un regard neuf, pour l’améliorer, l’amender, le parachever, d’où son habitude de travailler plusieurs toiles en parallèle.
Il ressort de ce travail minutieux une galerie de portraits très classiques. Mais en parant ses palmes de graines, de bois flotté, de vieilles cornières ou de fer à béton, Gecya ancre résolument ses œuvres dans l’art contemporain.
> Contactez Gecya au 06 90 81 48 73.
Vous pouvez aussi visionner quelques-unes
de ses œuvres à la galerie Imagin’Art à
Nogent Sainte-Rose

Adepte des supports vivants, Gecya a fait de la palme de coco sa matière première. Sur ces toiles en fibre naturelle, elle peint des visages métissés tout droit sortis de son imagination. Un travail subtil centré sur l’émotion. C’est sur les hauteurs de Deshaies, dans un lieu insoupçonné,... [Lire la suite]
Orfèvre de la mer
Envoyer à un ami
3 septembre 2009 Par admin
Art & Artisanat, Artistes

C’est à Grand-Bourg de Marie-Galante dans une échoppe redécorée par ses soins que Jean-Pol Jacob a installé, il y a dix ans, son atelier de bijouterie. Un atelier hors du commun qui produit un artisanat caribéen original et unique.
Tout ce qui provient de l’océan l’inspire et sa collection renferme bien des surprises. Soumises à son imagination, et après un méticuleux et patient travail, les queues de langoustes se transforment en magnifiques parures. Les gorgones, fleurs de corail récupérées après les cyclones, cervelles de Neptune, turbos sciés trempés dans un bain d’or constituent autant de pièces uniques qui se déclinent en endentifs, boucles d’oreilles, broches ou bagues.
Étoiles de mer, vertèbres de requin incrustées d’onyx, petits oursins blancs décorés de pierres semi-précieuses, pinces de touloulou, petits crabes de corail, planorbes, chitons, peignes de Vénus : quelque 150 modèles ont pris naissance entre les mains de cet orfèvre qui puise 80 % de sa matière première dans les espèces marines locales glanées depuis dix ans au cours de balades sur le littoral ou en plongée.
Jean-Pol a passé un an à mettre au point un procédé unique qu’il protège jalousement ; dernière de ses créations : le pendentif en dollar des sables, un oursin plat sans épine, qui appartient à la famille des étoiles de mer et qui prend des formes différentes selon l’endroit où il vit. Un exemplaire a été offert il y a deux ans, au vainqueur de la transat Belle-île-en-Mer Marie-Galante et à Laurent Voulzy, parrain de cette course.
C’est désormais les graines que Jean-Pol souhaite transformer en bijoux. L’anis étoilé, les feuilles de corossol, les graines de filao, les bourgeons de Zacadi ou les cosses de pois d’Angole à leur tour se parent d’or.
Et l’on se dit en admirant ces pièces que la Nature fait des merveilles qui n’attendaient que le talent de cet orfèvre pour resplendir de mille feux.
OCEOM, les bijoux de l’océan.
Boutique OCEOM : bijoux et artisanat caribéen (travail sur bois, sable, graines, sculptures et objets de décoration).
Avenue du Dr Marcel Etzol
97112 Grand-Bourg
Tél./fax : 0590 97 58 86
Email : oceombijoux@orange.fr
Site : www.oceom.fr

C’est à Grand-Bourg de Marie-Galante dans une échoppe redécorée par ses soins que Jean-Pol Jacob a installé, il y a dix ans, son atelier de bijouterie. Un atelier hors du commun qui produit un artisanat caribéen original et unique. Tout ce qui provient de l’océan l’inspire et sa collection... [Lire la suite]
Maril: Une artiste à découvrir
Envoyer à un ami
3 septembre 2009 Par admin
Art & Artisanat, Artistes

Maril a toujours peint pour elle sans se douter qu’elle était une véritable artiste. Pourtant ses toiles longtemps dissimulées aux regards indiscrets suscitent l’intérêt… Et l’émotion.
Dans la rue qui mène au Fort Napoléon, entre la savonnerie et le restaurant Solé Mio, Maril tient une petite boutique de vêtements. Mais dès le rideau tiré, elle rejoint le monde virtuel qui peuple son imagination. Ne vous y trompez pas : « Maril » n’est pas un avatar de Second Life ; c’est une artiste peintre qui a écumé la planète avant de poser ses pinceaux à Terre-de-Haut aux Saintes, il y a trois ans.
Après une carrière de dix ans comme graphiste dans les agences de pub, la jeune femme part à l’étranger. Elle s’installe durant trois années à Madagascar. L’aventure, c’est ça qui l’intéresse et la stimule. « J’aime être déracinée, avoue-t-elle. C’est aussi une façon de vivre plusieurs vies dans une seule existence. Je travaille au gré des opportunités. Je ne me cantonne pas à un seul métier ». Mais partout elle peint. Pour elle avant tout. « Peindre, c’est un besoin psychologique et spirituel », explique-t-elle. « C’est indispensable car c’est en même temps un travail sur moi. Quand je peins, je m’évade complètement. Je suis à l’instant présent dans ma peinture, je suis bien dans ce que je fais. C’est un vrai moment de quiétude ».
À Saint Barth où elle a résidé neuf mois avant de revenir à Terre-de-Haut, elle expose à « Porta 34 » puis monte elle-même une galerie d’art avec une amie. « Cette expérience m’a permis de faire de belles rencontres, tant d’amateurs que de peintres reconnus ». D’ailleurs, l’un d’entre eux m’a dit : « Toi, tu es une vraie artiste et tu ne le sais pas. » Un jugement conforté par une collectionneuse qui lui déclare d’emblée en voyant ses toiles : « Votre peinture m’intéresse. »
Avec l’âge, Maril prend confiance en elle et évolue. Sa peinture aussi. « Au départ je peignais des choses plus concrètes. Je me suis affirmée en fonction des épreuves que j’ai traversées dans ma vie. »
Ses toiles aujourd’hui plus abstraites et très colorées sont inclassables. Mais elles reflètent une réelle joie de vivre, un optimisme symbolisé par une fenêtre qui se retrouve dans la plupart de ses tableaux. « La fenêtre signifie que rien n’est fixe, rien n’est défini. Il y a toujours une ouverture vers autre chose. »
Maril peint par terre. Elle étend des rouleaux de toile de 10 m de long et de 2 m de large. Mais il est rare qu’elle puisse s’exprimer uniquement dans le cadre rigide que lui impose la surface d’un tableau. Son inspiration l’amène souvent à déborder de l’espace qu’elle s’est pourtant imposé. C’est pourquoi ses toiles vont souvent par deux. Elle les découpe ensuite et les sépare.
« Quand je commence une toile, je n’ai pas d’idée très précise. Je pars à l’aventure comme dans ma vie », déclare-t-elle.
Finalement, l’art a permis à Maril de mieux se connaître. « Il y a une harmonie qui s’installe entre la peinture et soi. Je suis très sensible aux émotions profondes. Aujourd’hui, je crois que je suis arrivée à un point de maturité. Je ressens une unité dans ce que je fais. Et finalement ma peinture me ressemble vraiment ».

Maril a toujours peint pour elle sans se douter qu’elle était une véritable artiste. Pourtant ses toiles longtemps dissimulées aux regards indiscrets suscitent l’intérêt… Et l’émotion. Dans la rue qui mène au Fort Napoléon, entre la savonnerie et le restaurant Solé Mio, Maril tient... [Lire la suite]
Tissages et métissages
Envoyer à un ami
3 septembre 2009 Par admin
Art & Artisanat, Artistes
Si pour Emmanuelle Podgaïetsky, « le regard est un miroir de l’âme », ses toiles en sont un parfait reflet dans lequel on peut lire à livre ouvert ; un patchwork de matières et de techniques dans lequel les influences de l’Afrique et de l’Asie sont omniprésentes.
De grands yeux ouverts sur le monde, des visages métissés au port fier et altier, des femmes chamarrées ; Emmanuelle empreint ses œuvres de ses émotions, de ses fantasmes de femme, de ses rêves de gosse et de ses souvenirs de voyages. Des lèvres charnues de ses princesses parées qu’elle fige sur ses toiles émane la volupté des femmes d’Orient, d’Inde ou d’Afrique, que l’on imagine tout droit sorti des contes des « Mille et une nuits ». Shéhérazade ornée de perles et de voiles légers se décline à l’infini. Tantôt « portrait-sculpture » aux yeux fermés témoignant d’un état méditatif, ou les yeux grands ouverts, miroirs de l’âme, tantôt la face demi cachée suggérant l’observation discrète, tantôt en gros plan dans des œuvres intitulées « innamoramento » (tomber en amour en italien) ; déesses ou princesses, les femmes d’Emmanuelle sont universelles et intemporelles, figées dans l’éternelle jeunesse des héroïnes de contes et légendes. Elles livrent dans la grâce de leurs traits fins, dans l’ourlet parfait de leur visage, dans la volupté de leurs apparats, un émerveillement, une émotion qui nous bouleverse et nous bouscule.
Ses sources d’inspiration sont diverses : il y a d’abord sa fascination pour la négritude, son esthétisme et son histoire, qui remonte à ces années d’enfance où elle vécut en Afrique ; il y a aussi l’art ornemental de l’Afrique du nord qui transpire partout sous la résine de ses toiles ; il y a enfin de grands peintres tels Picasso et Modigliani pour leur façon de peindre les visages et les corps, Klimt, pour le raffinement, l’aspect précieux et l’onirisme de ses œuvres ; Hundertwasser et Alechinsky pour leur travail d’abstraction.
Sur les toiles d’Emmanuelle, les techniques se mêlent, s’emmêlent, se confondent et finalement… se complètent ; collage, acrylique, encre, aquarelle, pastel sec ou à l’huile témoignent d’une parfaite maîtrise des matières, acquise dans divers ateliers. « Ce qui m’intéresse, c’est effectivement la rencontre de toutes ces techniques, des couleurs chaudes et des couleurs froides, les effets de matières ». Sous les pinceaux naissent ainsi cuirs, tissus et perles, éléments s’imbriquant tel un patchwork ou un tapis et que, de près ou de loin, on se surprend à confondre.
Emmanuelle peint aussi avec les doigts tandis qu’elle gratte et sculpte au couteau. Ses « peintures-sculptures » sont constituées d’une toile rigidifiée à la résine, enduites ensuite de ciment ou de plâtre. Emmanuelle incruste alors son croquis dans cette matière molle qui se fige rapidement, obligeant l’artiste à des traits simples mais non simplistes. Le dessin est ensuite protégé d’une nouvelle couche de résine. Le travail d’ornement peut alors commencer. Le cadre en fait partie intégrante. Dans certaines œuvres, il est totalement intégré à la toile, prolongement naturel d’une scène qui ne peut s’enfermer, d’un regard qui fixe l’infini, d’une œuvre moderne qui transgresse les codes et les interdits.
C’est son arrivée en Martinique, il y a quelques années qui déclenche une frénétique envie de peindre. Emmanuelle délaisse alors l’art thérapie pour se consacrer à la création. De ses évasions aux quatre coins du monde, elle tire des compositions abstraites qui se déclinent tel un carnet de voyages.
Installée depuis un an en Guadeloupe, l’artiste souhaite aujourd’hui « s’exporter » pour se confronter à un autre public et se remettre en question. Après avoir exposé en novembre à Pointe-à-Pitre puis à St Barth en décembre, elle rêve désormais d’autres horizons. Les Etats-Unis et le Canada lui font les yeux doux, mais le transport de toiles qui ne se roulent pas est un peu compliqué.
Pour en (sa)voir plus : www.emmanuelle-galerie.com
Si pour Emmanuelle Podgaïetsky, « le regard est un miroir de l’âme », ses toiles en sont un parfait reflet dans lequel on peut lire à livre ouvert ; un patchwork de matières et de techniques dans lequel les influences de l’Afrique et de l’Asie sont omniprésentes. The Flash Player and a... [Lire la suite]
Imagin’art
Envoyer à un ami
2 septembre 2009 Par admin
Art & Artisanat, Artistes
Promouvoir la création artistique contemporaine
Née d’un rêve un peu fou, la galerie Imagin’Art défie les lois du genre. Installée loin des centres urbains, en bordure de route, elle ouvre ses portes à l’art caribéen contemporain et encourage visiteurs locaux et touristes à en franchir le seuil.
C’est un grand et beau bâtiment en bordure de nationale entre Sainte-Rose et Deshaies, section Nogent. Un bâtiment contemporain comme on n’a pas l’habitude d’en voir dans cette région agricole du nord Basse-Terre, plus encline à la culture de la canne qu’à la Culture tout court. C’est pourtant là, dans ce lieu improbable que Christian Roland et son épouse Odette ont jeté les bases de leur rêve le plus fou : une galerie d’art contemporain.
L’idée est lancée en 1996 lors d’une réunion d’artistes à laquelle participe Christian Roland qui peint depuis l’âge de 25 ans. Mais à cette époque, Christian est plus connu du Gault & Millau que du dictionnaire de cotation des artistes. Il tient en effet un restaurant gastronomique dans le vieux Laval et aligne deux toques dans le guide culinaire. La cuisine, c’est sa vie. Jusqu’au jour où il est hospitalisé en urgence suite à un diabète sévère non diagnostiqué. Christian perd plus de 30 kg et se retrouve en fauteuil roulant durant de longues années. C’est alors qu’il recommence à peindre. Il expose même avenue George V à Paris. « La peinture m’a aidé à surmonter le cap, à supporter les contraintes de la maladie, à l’accepter et à envisager à nouveau l’avenir, », confie l’artiste.
Il faudra attendre dix ans pour que l’idée de galerie ressurgisse à la faveur d’un déménagement. Odette et Christian vendent leur gîte et décident de faire construire une nouvelle maison sur un terrain familial, avec un atelier-cabane au fond du jardin. Mais peu à peu, l’atelier-cabane grandit et l’imagination et le rêve reprennent le dessus. « Finalement, c’est devenu un délire » raconte Odette, encore surprise de cette audace.
Un délire qu’ils vont suivre jusqu’au bout.
Le couple attache une importante particulière à l’aménagement de l’espace et au choix des matériaux de construction. Ils optent pour une architecture résolument moderne aux lignes épurées, qui attire l’œil et donne une impression d’ouverture sur l’extérieur. La charpente métallique est réalisée à Fleurance dans le Gers ; le sol est en béton ciré. Le projet est en grande partie financé en fonds propres, même si l’Europe, la Région et la Direction régionale aux Affaires culturelles (DRAC) apportent leur contribution.
La galerie Imagin’Art ouvre le 7 mars 2007. Depuis, elle a accueilli deux expositions collectives réunissant une douzaine de plasticiens ; en tout, ce sont quelque 25 artistes qui ont eu la chance d’être présentés aux 8000 visiteurs – locaux et touristes – qui ont osé franchir le seuil de cette salle d’exposition peu commune. « Les gens ne sont pas habitués à fréquenter les galeries », explique Odette. Mais nous constatons que la sensibilité à l’art progresse. »
En bonne place figurent toujours les œuvres colorées et joyeuses de Christian Roland ; une peinture sereine et équilibrée, dominée par les bleus et les teintes fauves, même si de temps en temps, réapparaît « une œuvre noire ».
Pour en savoir plus : www.galerie-imaginart.com
Tél. : 05 90 280 010
Nogent – Sainte-Rose.
Louer des œuvres d’art
Outre les expositions d’artistes, la galerie Imagin’Art vient de mettre en place une artothèque fonctionnant comme une bibliothèque sur le principe du prêt d’œuvres d’art originales. Les entreprises peuvent faire appel à cette prestation lors de manifestations ponctuelles (salons ou congrès), pour meubler une salle d’attente ou un hall d’accueil ou lorsque l’image de la société doit être particulièrement valorisée. La galerie aide le loueur à faire son choix parmi les œuvres et les artistes, en fonction de l’univers qu’il veut recréer. Les œuvres sont changées à la demande du client.
L’artothèque fournit également des prestations d’artistes. Ceux-ci se déplacent et commentent leurs travaux auprès du personnel ou des invités. L’artothèque propose aussi des visites commentées des expositions par les artistes eux-mêmes et des possibilités d’acquisitions à prix avantageux pour les employés des sociétés clientes.
Promouvoir la création artistique contemporaine Née d’un rêve un peu fou, la galerie Imagin’Art défie les lois du genre. Installée loin des centres urbains, en bordure de route, elle ouvre ses portes à l’art caribéen contemporain et encourage visiteurs locaux et touristes à en franchir... [Lire la suite]
La passion de la calebasse
Envoyer à un ami
2 septembre 2009 Par admin
Art & Artisanat, Artisans

Si vous cherchez un souvenir original à ramener de Marie-Galante, faites un petit tour à la boutique de Christophe Girondin. Un artisan passionné qui a fait de la calebasse sa matière première de prédilection.
Christophe Girondin est un passionné ; passionné d’art, de nature, de rencontres. Un cocktail dont il vit aujourd’hui en réalisant de magnifiques objets d’artisanat qu’il vend dans sa boutique – Le Ptit kwi – à l’entrée de la distillerie Bellevue. Ici, lampes, appliques, petits contenants en tout genre, se laissent admirer. Leur particularité : être réalisés en calebasse, un fruit dont l’écorce est aussi dure que du bois.
Marie-galantais par son père, breton par sa mère, Christophe a beaucoup voyagé avant de se fixer ici. Deux ans en Côte d’Ivoire puis à Djibouti et en Guyane où il travaille les graines avec un sculpteur expliquent son inspiration africaine.
Il découvre Marie-Galante lors de ses vacances d’enfance. Il décide de venir s’y installer en 1996 avec l’idée d’ouvrir un snack dans la maison familiale. Le projet n’aboutit pas, mais Christophe n’abandonne pas la galette pour autant. Cette nature généreuse et sa passion du bois le motivent. Son imagination et sa rigueur font le reste. Durant neuf ans, il expose ses réalisations au moulin de Bézard dans l’une des cases à gaulettes qui ont été restaurées. Lorsque le site ferme, il y a quelques années, il se retrouve à la rue. Heureusement à quelques kilomètres, la distillerie Bellevue rouvre ses portes. Hubert Damoiseau, son directeur, l’invite à s’installer dans l’une des annexes à l’entrée du domaine.
Les calebasses, grosses ou petites, rondes ou ovales, mais toujours naturelles, se déclinent en objets de décoration divers et variés. Des bijoux en coco et en graines fabriqués par sa compagne complètent sa collection.
Avant de les travailler dans son atelier, c’est aux arbres que Christophe porte toute son attention. Car pour obtenir des fruits bien ronds et lisses, il ne ménage pas ses efforts. C’est dans les jardins des particuliers que son travail commence. « J’entretiens les arbres pour que les calebasses soient belles, pour que les branches ne les frottent pas et ne les abîment pas », explique-t-il.
Lorsque le fruit arrive à maturité, il est cueilli puis vidé de sa chair toxique avant de sécher durant trois mois. Le travail de l’artisan peut alors commencer. Patiemment, l’artiste sculpte l’écorce ; à l’aide de ses outils, il coupe, dessine, perce.
Depuis quelques mois, Christophe diversifie sa production en imaginant des meubles en gaulettes. Tout un art encore ! « Quel que soit le bois choisi – bois chandelle, bois d’Inde ou merisier – il faut le cueillir à la bonne lune, l’éplucher quand il est vert et le monter le jour même. »
Mais vie d’artiste ne signifie pas vie de bohème. « Pour vivre de ce métier-là, il faut passer des heures dans son atelier insiste-t-il, être intransigeant avec soi. C’est une discipline de travailler seul, de ne pas avoir de patron. Il faut être bien avec soi-même et avec ses créations. »
Le Ptit kwi. Distillerie Bellevue.
Capesterre de Marie Galante.
Tél. : 06 90 34 07 66.

Si vous cherchez un souvenir original à ramener de Marie-Galante, faites un petit tour à la boutique de Christophe Girondin. Un artisan passionné qui a fait de la calebasse sa matière première de prédilection. The Flash Player and a browser with Javascript support are needed.. var so15_12 =... [Lire la suite]
Introduire l’art dans le quotidien
Envoyer à un ami
27 août 2009 Par admin
Art & Artisanat, Artistes


Artiste autodidacte, Alain Foy souhaite faire entrer l’art dans le quotidien des gens. Entre ses mains, tables, meubles de cuisine, bateaux, automobiles, se parent de couleurs chatoyantes et deviennent ainsi de véritables pièces uniques.
Natif de Terre-de-Haut, Alain appartient à une lignée aux doigts d’or : les Foy. Son père, menuisier charpentier a donné son nom à l’un des plus fameux chantiers navals de Guadeloupe. Son frère, Pascal, artiste dans l’âme installé lui aussi à Terre-de-Haut, réalise des tableaux à partir de matériaux de récupération. Alain s’exprime quant à lui avec la peinture.
C’est dans le grand hangar du chantier familial, Anse Marigot, qu’il a installé son atelier. Sur les murs, quelques tableaux donnent déjà une idée de son univers : un monde coloré où la mer et la spiritualité occupent une place prépondérante. Mais c’est à la Paillote, le restaurant situé de l’autre côté de la baie que l’on prend toute la dimension de son talent. Sur le bar, un fond océanique d’un bleu profond exhibe ses contrastes colorés.
L’artiste a appris seul, sur le tas « parce qu’il fallait bien manger », raconte-t-il. Il quitte l’école très tôt pour travailler avec son père au chantier. Mais la fabrication des saintoises traditionnelles en bois est déclinante. Bientôt, les matériaux composites rendent le savoir-faire des charpentiers de marine moins indispensable et met la construction des bateaux à portée d’un plus grand nombre. Alain s’essaye alors à la peinture et fait tout de suite preuve d’imagination et de talent. « C’était inné », se souvient-il.

De la chimie plus que de la peinture
Sur un support très lisse, en médium, bois dur, contreplaqué ou plastique, l’artiste verse ses peintures aux coloris vifs. Une petite goutte de diluant, un peu d’air sur la matière ; les formes bougent et s’étalent, dessinant les prémices d’une gorgone, d’une roche ou d’une anémone de mer… Alain se saisit alors d’une vulgaire carte téléphonique et modèle son œuvre avec une grande dextérité. Il n’a que quelques minutes pour donner vie à son tableau. « J’utilise des peintures différentes, acrylique, à l’eau et à l’huile. Les couleurs ne se mélangent pas et les temps de séchage sont différents. Des réactions se produisent alors ; elles peuvent être magiques ! Finalement, ce que je fais est plus de la chimie que de la peinture », assure t-il. Touche finale : un vernis marin qui protège les œuvres du soleil, de la pluie et des chocs.
Alain veut mettre l’art à la portée de tous, en le faisant entrer partout où il y a de la vie et donc dans le quotidien des gens. C’est ainsi qu’il s’exprime sur des tables, des éléments de cuisine, des tableaux de bord, des bateaux. « Je peux redonner une nouvelle jeunesse à une vieille table en plastique en huit minutes », s’enthousiasme-t-il. Un talent qui lui a valu la visite éclair cette année d’un membre du gouvernement de passage sur l’île.
L’artiste s’est constitué un petit réseau. Il réalise des cuisines pour cinq sociétés de Guadeloupe. Ses pièces sont uniques. « La vie est un combat », assène-t-il ; une lutte perpétuelle qu’il a choisi de mener avec l’art pour seule arme.


Artiste autodidacte, Alain Foy souhaite faire entrer l’art dans le quotidien des gens. Entre ses mains, tables, meubles de cuisine, bateaux, automobiles, se parent de couleurs chatoyantes et deviennent ainsi de véritables pièces uniques. Natif de Terre-de-Haut, Alain appartient à une lignée aux... [Lire la suite]




